Didier Reiss a écrit:
Il n'y a vraiment pas de quoi faire cocorico par notre niveau de compétence dans le domaine de la prépa. NOUS SOMMES NULS !
Qui nous ? les entraineurs ? les préparateurs physiques ? les formateurs ? les cadres des ministères concernés par la formation ou ceux de fédérations ?
Je ne crois pas qu’il faille dire cela, car beaucoup d’entraineurs sportifs ou du physiques travaillent bien, recherchent, échangent, se forment et obtiennent des résultats probant avec leurs athlètes. Alors je ne dis pas qu’il faut se gargariser de cela, mais il ne faut pas non plus se flageller en permanence.
Que le métier de préparateur physique ne soit pas reconnu à sa juste valeur en France, surement, qu'il y ait plein de progrès à faire dans la formation, sans aucun doute, mais que tout le monde soit nul, je ne pense pas. Être aussi catégorique est pessimiste et réducteur à mon avis.
Pour en revenir à cet article dans Sport et Vie (qui est une revue intéressante à mon avis et qui vulgarise sans être trop réductrice les sujets abordés), ce qui me gêne le plus, c’est comment cela va se traduire par ceux qui n’ont pas de réflexion suffisante :
Ils vont se dire, pour maigrir il faut faire du fractionné ! Et zou l’endurance en continue, ce n’est pas la peine, on balance tout ce qui était dit avant et on fractionne à tout va.
Là çà va craindre pour ceux et celles qui n’ont pas un corps préparé.
Où le bon préparateur sortira du lot, c’est celui qui prendra la mesure de cette « découverte » (qui n’en est pas une comme tu le dis Didier) et qui adaptera ses séances en fonction de son public.
Je pense aussi que les formateurs, quel que soit leur niveau, devraient "donner" des choses concrètes. C’est en créant le doute chez l’individu que celui-ci, un peu ou beaucoup perdu dans les avis divergents, sortira de recherche de méthodes toutes faites, pour se former mieux et augmenter son niveau personnel.
De ce cheminement, il modifiera sa conception de l’entraînement, en fonction de ses formations complémentaires, d’apports de compétences extérieures et de l’expérience de problèmes identifiés sur le terrain.
Voilà pourquoi je pense que l'échange est indispensable dans pour que la filière s'améliore.